Ce matin, le monde a rétréci
Femmes et hommes,
Crânes étroits et allongés,
Yeux vides de rêves
Errent à la recherche d’un carcan rassurant
Pointes de crainte, intérieures, extérieures
Les chemins circulaires du bonheur
Creusent une fosse à « plus rien ! »
Et tu chutes, Silence !
Face miroir, pieds dans l’eau
Phrase coulée dans le bronze
Les restes en place
Guettent un instant
Tanné sur ta peau
Des sacs à plaisirs désarmés aux brides abattues
Tuent, pour l’amour d’être
Les chemins circulaires du bonheur
Creusent une fosse à « plus rien ! »
Et tu chutes,
Silence !
Rémy Giacometti
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